Le chef de Dédougou, sa Majesté le Mâssa, prend un engagement fort pour la Scolarisation et le Maintien des filles à l’école.
Dans une dynamique de promotion de l’éducation des filles, à travers la campagne de communication « Kom-pugli kaoreng yõodo » une activité de plaidoyer, pilotée par l’URCB/SD a réuni les autorités coutumières, les acteurs éducatifs et une dizaine d’élèves filles venues faire le plaidoyers auprès du chef de Canton de Dédougou. L’objectif était d’engager le grand Chef de Dédougou pour le renforcement de la scolarisation et le maintien des filles à l’école.

Prenant la parole au nom du chef, son porte-parole a salué avec fierté et émotion l’initiative des filles venues porter leur plaidoyer. Il a rappelé que, depuis des générations, la chefferie s’est engagée pour l’éducation des enfants, en particulier celle des filles, considérée comme un pilier essentiel du développement communautaire.
Recevant ce message avec humilité, le chef l’a qualifié de sincère et interpellateur. Il a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des autorités administratives et éducatives ainsi qu’aux partenaires engagés, notamment l’Union des Religieux et Coutumiers du Burkina pour la Promotion de la Santé et le Développement (URCB/SD).

Le chef a réaffirmé que l’éducation des filles est une responsabilité collective. Il a ainsi exhorté parents, enseignants et leaders communautaires à unir leurs efforts pour garantir la scolarisation, le maintien et la réussite des filles à l’école.
« Une fille éduquée est une richesse pour toute la communauté. Lorsqu’elle réussit, c’est toute la famille qui en bénéficie », a-t-il souligné, tout en encourageant les élèves à faire preuve de discipline, de rigueur et de détermination.
S’exprimant au nom de l’URCB/SD, le Directeur Exécutif a indiqué que la démarche visait à obtenir un engagement fort des autorités coutumières afin d’entraîner toute la communauté. Il a rappelé que, malgré les efforts consentis, la scolarisation des filles demeure un défi majeur.

Selon lui, les leaders religieux et coutumiers jouent un rôle déterminant dans le changement des mentalités. « Lorsqu’un message est porté par une autorité coutumière, il est écouté et suivi par la communauté », a-t-il affirmé. Il s’est réjoui de l’engagement pris par Sa Majesté, qui a mobilisera par la suite les chefs de canton des villages de sa communauté (près d’une quarantaine) pour mener des actions concrètes en faveur de l’éducation des filles.
Du côté des élèves, la voix a été portée par BAMBARA Fatima, élève en classe de Première A au lycée provincial de Débougou. Elle a mis en lumière les difficultés persistantes : « Sur dix (10) filles, seulement six (06) sont scolarisées, et à peine trois atteignent le second cycle », a-t-elle regretté.

Tout en saluant la promesse d’accompagnement du chef, elle a exprimé l’espoir des élèves de bénéficier d’un soutien concret, rappelant que certaines de leurs camarades restent encore à la maison malgré leur volonté d’étudier.
Elle a également lancé un appel à ses pairs à faire preuve de responsabilité : discipline, respect des enseignants, des encadreurs et des parents sont, selon l’exhortation de sa majesté, sont indispensables pour réussir et mériter cet accompagnement.
Enfin, elle a salué l’initiative du projet, qu’elle considère comme une opportunité majeure pour les jeunes filles. « C’est une chance pour nous de poursuivre nos études et de réaliser nos rêves, que ce soit devenir médecin ou exercer d’autres métiers au service de la société », a-t-elle conclu en remerciant les acteurs du projet.







