AUTONOMISATION ECOMOMIQUE : 52 FEMMES ET JEUNES HOMMES DOTEES POUR TRANSFORMER LEUR AVENIR A DAPELOGO A TRAVERS LE PROJET DJAMA BEOG-NERE.
Dans la matinée du 16 mai 2025, la cour de la mairie de Dapélogo a vibré d’une énergie particulière : celle de l’espoir, de la dignité retrouvée, et d’une promesse concrète d’autonomisation. À travers une cérémonie empreinte de chaleur humaine et de reconnaissance, 52 femmes et jeunes hommes formées à la fabrication de savon ont reçu des kits complets pour lancer leurs propres activités génératrices de revenus.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Djama Béog-Néré, une initiative portée par l’association IQRA avec l’appui technique de l’Union des Religieux et Coutumiers du Burkina pour la promotion de la Santé et du Développement (URCB/SD), lead du projet. L’objectif : renforcer la résilience des populations par l’autonomisation économique dans un contexte de crise sécuritaire.
La présence remarquée du Chargé de projet à la Présidence du Faso, M. Boureima SAWADOGO, ainsi que celle du Coordonnateur du suivi-évaluation de l’URCB/SD, M. SAVADOGO Moussa, témoigne de l’intérêt national porté à cette initiative locale. Leur implication vient rappeler que le développement véritable commence là où les mains se joignent pour bâtir, produire et transformer.

Un acte concret de résilience
Dans un Burkina Faso traversé par les défis sécuritaires, économiques et sociaux, les plus vulnérables (femmes déplacées, jeunes déscolarisés ou sans emploi) paient un lourd tribut. Doter ces acteurs essentiels de la communauté de compétences et d’outils de production, ce n’est pas seulement leur offrir du matériel ; c’est raviver leur dignité, restaurer leur capacité d’agir, et semer les germes d’un avenir meilleur.
Chaque kit remis contenait notamment des moules, des bassines, de la soude caustique, des huiles végétales, des protections, des bouteilles de gaz, un guide de bonnes pratiques; etc. Loin d’être de simples objets, ces éléments deviennent les leviers d’un changement social profond, portés par l’engagement et le savoir-faire des bénéficiaires.

La cohésion sociale par l’économie locale
La cérémonie a été aussi un moment fort de cohésion : chefferies coutumières, leaders religieux, représentants de la mairie, membres de la société civile et partenaires techniques étaient tous réunis. Ce rassemblement intergénérationnel et interinstitutionnel est un signal fort : l’autonomisation économique est aussi un ferment de paix et de cohésion sociale.
Dans leurs interventions, les autorités ont salué la pertinence du projet, tout en invitant les bénéficiaires à faire de ces équipements des outils de transformation individuelle et communautaire. Le mot d’ordre partagé : persévérance, solidarité et responsabilité.

Un levier de transformation durable
Au-delà de la cérémonie, l’enjeu est clair : transformer l’aide ponctuelle en projet de vie durable. Grâce à la formation reçue et aux outils remis, ces femmes pourront non seulement subvenir à leurs besoins, mais aussi envisager la création de coopératives, la mise en réseau et la professionnalisation de leur activité.
Ce type d’initiative participe à une vision stratégique du développement : celle qui mise sur les compétences locales, les ressources disponibles, et l’engagement communautaire pour bâtir une résilience endogène.
À Dapélogo, on ne parle plus de crise avec résignation, on y répond par l’action, par la solidarité, par des gestes simples mais puissants. Et aujourd’hui, ce sont 52 visages rayonnants qui témoignent que, même dans la difficulté, un avenir digne et productif est possible.

Le projet Djama Béog-Néré vient de poser une pierre importante. Il reste désormais à toutes et à tous (institutions, communautés et bénéficiaires) de bâtir dessus un édifice solide d’espérance et de prospérité.







