PROJET DJAMA BEOGO NERE : L’URCB/SD RENFORCE LES CAPACITES OPERATIONNELLES ET TECHNIQUES DES EQUIPES-PROJET EN APPROCHE QUALITE, CAPITALISATION ET GESTION FINANCIERE ET COMPTABLE
Du 21 au 23 mai 2025, la ville de Ziniaré a accueilli un atelier stratégique réunissant les chefs de projet, responsables du suivi-évaluation et comptables des structures partenaires de mise en œuvre du projet « Djama Béog-Néré ». Organisé par l’Union des Religieux et Coutumiers du Burkina pour la promotion de la Santé et du Développement (URCB/SD), cet atelier visait à combler les lacunes persistantes en matière de suivi, d’évaluation, de capitalisation des expériences et de gestion financière.
Un contexte de crise exigeant des réponses locales renforcées
Depuis 2016, le Burkina Faso est confronté à une violence endémique qui fragilise son tissu social. Face à la montée de l’extrémisme violent, des initiatives comme « Djama Béog-Néré » s’imposent comme des réponses pertinentes. Ce projet triennal mobilise plusieurs organisations islamiques (CERFI, CCIB, IQRA, ITIHAD Islamique) pour promouvoir la paix et le vivre-ensemble.
Cependant, la réussite de ce programme dépend de la capacité de ses acteurs à capitaliser les expériences, identifier les bonnes pratiques, évaluer les effets immédiats des actions et assurer une gestion rigoureuse des ressources. C’est dans cette optique que l’URCB/SD a initié cette session de renforcement de capacités de trois jours pour ces acteurs.
Une formation en trois axes pour une efficacité accrue
Structuré en trois journées intensives, l’atelier a permis de :

- Comprendre et définir les critères de qualité des différents types d’activités, en lien avec la pertinence, l’efficacité et la durabilité des interventions.
- Maîtriser les outils de capitalisation, rédiger des « success stories », documenter les leçons apprises et évaluer les effets immédiats des actions.
- Renforcer les capacités comptables à travers des modules sur la gestion financière, la passation de marchés, la justification des dépenses et la production de rapports conformes aux exigences des bailleurs.
Les présentations animées par les ressources endogènes du Lead, ont été un temps utile. Ils ont rappelé (les communicateurs et facilitateurs) tout en maitrisant le terrain avec les partenaires que la Rédaction, la documentation et la diffusion des succes stories sontbien plus que de simples récits : elles jouent un rôle stratégique à trois niveaux clés :
1️. En gestion de projet : capitalisation et apprentissage
2️. En communication avec les bailleurs : redevabilité et visibilité
3️. En plaidoyer communautaire : mobilisation et appropriation

« Une expérience non capitalisée est une opportunité perdue », souligne M. SAVADOGO Moussa.
Quant aux critères de qualités d’une activité, le chargé de programme M. SAWADOGO Issaka s’est intensifié sur ces trois points majeurs :

- Identifier les activités par nature
- Analyser chaque type d’activité d’une manière spécifique en fonction des objectifs visés
- Répertorier les différents critères qui concourent à l’atteinte de l’objectif
Autre moment fort de l’atelier, l’intervention de M. NIKIEMA a permis de mettre en lumière un pilier essentiel de tout projet : la gestion financière. Dans une présentation claire et structurée, il a exposé les fondements d’une gestion comptable saine et conforme aux attentes des bailleurs. Les modules abordés ont couvert :
- Les principes et règles de gestion, indispensables pour garantir la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des ressources.
- Les dispositifs relatifs aux achats de biens et services, notamment les procédures de passation de marchés.
- Les supports de justification des dépenses, éléments clés pour assurer la traçabilité financière.
- La comptabilisation des opérations, en conformité avec les standards en vigueur.
- La production des rapports financiers, clairs, précis et fidèles aux activités réalisées.
- L’archivage et la conservation des documents financiers, pour garantir l’audibilité et la mémoire organisationnelle.

« Une maîtrise rigoureuse de ces éléments est non seulement une exigence des partenaires, mais aussi un gage de durabilité pour les organisations locales. » Insiste M. NIKIEMA
Une démarche participative pour des résultats durables
Avec d’environ 16 participants issus des différentes structures partenaires, la formation s’est déroulée dans une atmosphère d’apprentissage actif mêlant exposés théoriques, travaux pratiques, exercices d’application et échanges d’expériences. Chaque module a été évalué pour garantir la compréhension et l’appropriation des contenus par les bénéficiaires.

Les participants ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des outils partagés, et se sont engagés à intégrer les critères de qualité et les techniques de capitalisation dans leurs pratiques professionnelles.
Vers une meilleure résilience communautaire
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de résilience communautaire, dans laquelle les leaders religieux et coutumiers, forts de leur légitimité sociale, jouent un rôle clé. En outillant les acteurs de terrain, l’URCB/SD renforce la gouvernance locale, améliore la redevabilité et favorise l’émergence de solutions endogènes face aux défis sécuritaires et sociaux.







