𝐂𝐚𝐫𝐚𝐯𝐚𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱 « 𝐃𝐣𝐚𝐦𝐚 𝐁𝐞́𝐨𝐠 𝐍𝐞́𝐫𝐞́ » : 𝐥𝐚 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐯𝐫𝐞-𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨.
Du 20 au 23 mai 2026, le Centre culturel islamique du Burkina Faso (CCIB), avec l’appui de l’Union des Religieux et Coutumiers du Burkina pour la promotion de la Santé et le Développement (URCB/SD), a organisé la deuxième édition de la caravane de la paix « Djama Béog Néré ». Placée sous le thème « La culture au service de la paix », cette initiative a parcouru les villes de Fada N’Gourma, Tenkodogo et Manga dans le but de promouvoir la cohésion sociale, le dialogue communautaire et le vivre-ensemble.

Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux, cette caravane s’est voulue un cadre de sensibilisation, d’échanges et de mobilisation des communautés autour des valeurs de paix, de tolérance et de solidarité.
Fada N’Gourma : lancement de la caravane sous le signe du dialogue
La ville de Fada N’Gourma, dans la région du Gulmou, a accueilli le lancement officiel de cette deuxième édition le 20 mai 2026. La cérémonie d’ouverture, organisée dans la salle polyvalente de la ville, s’est tenue sous la présidence du Gouverneur de la région, représenté par son Conseiller technique chargé de la Culture.
Autorités administratives, leaders religieux et coutumiers, organisations de la société civile, jeunes et femmes ont pris part aux activités. Au cœur de cette première étape, un atelier d’échanges a réuni une cinquantaine de participants autour des enjeux liés à la cohésion sociale et à la prévention des conflits.

Les interventions de l’Imam Alidou Ilboudo, Coordinateur du CCIB, et de Moussa Bambara, Directeur exécutif de l’URCB/SD, ont mis l’accent sur la nécessité de promouvoir le dialogue, de lutter contre les discours de haine et d’encourager l’engagement citoyen en faveur de la paix.
Des panels interactifs ont permis aux participants de réfléchir aux mécanismes communautaires et institutionnels favorisant la coexistence pacifique. La journée s’est achevée par une soirée culturelle marquée par les prestations de Marie Gayerie, de Tonton Zoumbra et de l’orchestre des Forces armées nationales, qui ont transmis des messages de paix à travers la musique et les arts.
Tenkodogo : les communautés s’engagent pour la paix
Après Fada N’Gourma, la caravane a poursuivi son parcours à Tenkodogo, les 21 et 22 mai 2026. Cette étape a été marquée par une forte mobilisation populaire autour des activités de sensibilisation organisées à la Place de la Nation.

Une grande soirée culturelle a réuni artistes, leaders communautaires et populations locales autour d’un même idéal : préserver la cohésion sociale et renforcer les liens entre les communautés. À cette occasion, plusieurs personnalités influentes de la région, notamment PAPA Kogweogo et Mme Ly, affectueusement appelée « la maman des jeunes », ont lancé des appels à la tolérance, au respect mutuel et au vivre-ensemble.
Le lendemain, un panel thématique a permis aux participants d’échanger sur les mécanismes traditionnels de prévention et de résolution des conflits. Les discussions ont mis en lumière l’importance des valeurs endogènes dans la consolidation de la paix et la gestion harmonieuse des différends au sein des communautés.

À l’issue des échanges, plusieurs leaders communautaires ont pris l’engagement de relayer les messages de paix dans leurs villages et secteurs respectifs. Le séjour à Tenkodogo s’est achevé par une audience accordée aux caravaniers par Sa Majesté le Roi de Tenkodogo, qui a formulé des bénédictions et des encouragements pour la poursuite de l’initiative.
Manga : une clôture placée sous le signe de l’unité
La ville de Manga, capitale de la région du Centre-Sud, a accueilli la dernière étape de la caravane le 23 mai 2026. Avant les activités grand public, les caravaniers ont rendu une visite de courtoisie aux principales autorités coutumières et religieuses de la localité.

Ils ont notamment été reçus par Sa Majesté Naaba Kiba II ainsi que par les responsables de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), de la Fédération des Églises et Missions Évangéliques (FEME) et de l’Église catholique. Ces rencontres ont illustré l’importance du dialogue interreligieux et interculturel dans la construction d’une paix durable.

La soirée de clôture a rassemblé une foule nombreuse composée d’autorités administratives, religieuses et coutumières, ainsi que de jeunes, de femmes et d’hommes venus célébrer ensemble les valeurs de paix et de fraternité. Les prestations artistiques modernes, traditionnelles et religieuses ont démontré la capacité de la culture à rapprocher les communautés et à favoriser la compréhension mutuelle.
Les différentes communautés présentes ont délivré des messages forts en faveur du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. Une personnalité reconnue comme patrimoine humain vivant de la région a particulièrement marqué l’assistance par ses paroles de sagesse invitant à l’unité et à la solidarité.
Prenant la parole au nom des partenaires, le Directeur exécutif de l’URCB/SD a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation observée tout au long de la caravane. Il a salué l’engagement des communautés rencontrées et réaffirmé l’importance de poursuivre les actions de sensibilisation en faveur de la paix.

Une dynamique nationale pour la paix À travers les étapes de Fada N’Gourma, Tenkodogo et Manga, la caravane « Djama Béog Néré » a permis de toucher des centaines de personnes et de créer des espaces de dialogue favorisant la compréhension mutuelle et le rapprochement entre les communautés.







